Troubles neuro-développementaux

Troubles du Spectre de l'Autisme (TSA)

Autisme

Trouble du développement chez l’enfant, visible avant trois ans, qui se traduit par un déficit de la communication, des liens sociaux et des intérêts restreints et répétitifs.

Asperger

Trouble du développement chez l’enfant, sans retard de développement mais qui manifeste des particularités au niveau de la communication et des interactions sociales

Troubles Spécifiques des Apprentissages

Dyslexie

Trouble de l’acquisition et de l’autonomisation de la  lecture. La maîtrise du stade dit alphabétique de l’apprentissage de la lecture lui demandera beaucoup d’efforts et la lecture restera très difficile. Les signes : la lecture est  hésitante, lente, ponctuée d’erreurs. L’enfant peut confondre des sons et/ou être incapable de mémoriser la forme visuelle des mots et donc de les reconnaître globalement. Ceci entraînera des grandes difficultés de compréhension,  ce malgré les efforts considérables qu’il fournit.

Dysorthographie

Trouble de l’acquisition et de l’automatisation de l’orthographe souvent associé à la dyslexie. En effet, comme l’orthographe se développe normalement au fur et à mesure de la reconnaissance globale des mots,  s’il y a dyslexie, il ne pourra pas s’automatiser. Elle est très rarement isolée et il en existe de plusieurs types.

Dyscalculie

Trouble de l’acquisition des compétences numériques et des habiletés mathématiques. Le trouble résiste tant à la multiplicité des tentatives pédagogiques qu’à la diversité des méthodes proposées à l’élève. L’enfant a une mauvaise compréhension du nombre qu’il utilise avec difficulté. Il a du mal à dénombrer, mémoriser et apprendre ses tables d’addition et de multiplication. Il ne pourra établir de lien entre le symbole et la quantité, comparer deux valeurs, évaluer de petites quantités, maîtriser le système numérique, poser des opérations, utiliser les retenues…Il en existe plusieurs types.

Dysgraphie

Trouble de l’acquisition et de l’automatisation du geste graphique. Cela va impacter l’aspect de l’écriture (forme des lettres, liaisons, tracé, mise en page, vitesse…). L’enfant est lent et se fatigue rapidement car il focalise son énergie et son attention sur la tâche écrite. Il n’a plus  les ressources attentionnelles nécessaires pour se concentrer sur d’autres tâches cognitives comme l’écoute attentive, la compréhension, le sens de ce qu’il écrit…L’écriture qui monopolise toute son attention lui demande par conséquent un effort cognitif plus important pour une production écrite souvent inférieur à ce qui est demandé à un enfant du même âge. On propose souvent pour la scolarisation l’outil informatique et l’évaluation orale afin de compenser le handicap. La dysgraphie est un trouble rarement isolé et souvent associé à un haut potentiel et/ou une dyspraxique.

Dyspraxie

La dyspraxie est le trouble neurologique du « comment faire ». Ce trouble de la conception de la programmation, de la réalisation des gestes, touche le développement moteur et/ou des fonctions visuo-spatiales. Elle affecte la planification et la programmation des gestes complexes comme écrire, à la main, nouer ses lacets, couper sa viande, se servir un verre d'eau, manipuler les objets et outils. C'est un trouble de la coordination qui est fréquemment rencontré chez les enfants nés prématurément ou avec un faible poids de naissance.

Il existe plusieurs types de dyspraxies. La plus répandue est la dyspraxie visuo-spatiale, lorsque l’organisation du regard et de la structure spatiale, les traitements spatiaux, sont perturbés. Les actions de l'enfant sont peu harmonieuses, lentes, imprécises et désorganisées, malgré un effort conscient. Même les taches praxiques courantes ne sont pas automatisées. L’enfant dyspraxique montre de fait une maladresse « pathologique », souvent une dysgraphie. L'attention portée sur les gestes non ou mal automatisés empêche de mener deux actions simultanément. Ainsi, écrire à la main et en même temps écouter en classe place l'élève dyspraxique dans une situation de double tâche qui lui est difficile. Il a aussi du mal à s’orienter, se repérer dans l’espace et le temps. Il est en revanche généralement bien plus performant à l’oral.

Trouble cognitif spécifique et non trouble moteur, la dyspraxie est un handicap invisible au premier abord qui est donc trop peu dépisté. 

Vidéos
Dyslexie
Dyspraxie

TDAH

Dysphasie

Trouble de l’attention ou sans hyperactivité (TDAH)

Trouble de nature neuro-développementale qui engendre des comportements pouvant être perçus comme de la rébellion, de l’insolence et parfois même de l’agressivité. Le trouble touche en réalité les fonctions attentionnelles et exécutives. Signes : présents dès la petite enfance, sans évolution malgré des mesures éducatives strictes.  Ce trouble est une triade de symptômes avec une prédominance pour l’un des trois suivant la forme du trouble: l’inattention, l’agitation et/ou l’impulsivité. Il semblerait que la forme mixte soit la plus fréquente. Les troubles impactent la vie sociale, scolaire, familiale de l’enfant car ils entraînent d’importantes difficultés dans le contrôle de soi (idées, gestes, comportement général). Le plus souvent incompris, l’enfant TDAH souffre en silence et a une très mauvaise estime de lui-même. Il est donc nécessaire de le diagnostiquer le plus rapidement possible, de mettre des limites claires et cohérentes et de l’encourager en valorisant ses efforts. C’est très souvent à cause de l’agitation et de l’impulsivité que les parents décident de consulter. Il ne faut toutefois pas confondre ce trouble avec les manifestations de troubles anxieux, avec les conséquences d’un manque de sommeil ou encore un trouble oppositionnel…

Troubles de la communication

Dysphasie

Trouble du langage, de la parole, de la fluence et de la pragmatique. C’est un trouble cognitif spécifique structurel de l’apprentissage et du développement du langage oral. Il existe ainsi plusieurs types de dysphasies. Elles peuvent être expressives (les plus fréquentes), réceptives, ou mixtes, (plus rares). Néanmoins, toutes les dysphasies touchent l’acquisition naturelle du langage oral à des degrés divers (phonologique, lexical, syntaxique, décodage du langage reçu,…). Cela signifie que la parole ne s’automatise jamais et nécessite toujours un contrôle volontaire. Ainsi, il peut avoir des difficultés d’élocution, de compréhension et/ou de mémorisation. Comme tous troubles neuro-développementaux, ce déficit des performances verbales est permanent, durable, mais peut être réadapté par des entraînements et des rééducations.

© 2017 par Maddy Colomine

Tél : 06 28 57 74 49

Maddy Colomine

Psychologue

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